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Ghaza sous les bombes : l’impunité israélienne et le silence complice des puissances occidentales
lundi 1er juin 2026, par
Une fois encore, le peuple palestinien se retrouve seul face à la violence d’une machine de guerre qui agit dans la certitude de ne jamais avoir à rendre de comptes. Tandis que les chancelleries occidentales multiplient les déclarations creuses sur la paix et la stabilité, la réalité qui se déroule sous les yeux du monde est celle d’une destruction méthodique de Ghaza, de l’écrasement d’un peuple et de la négation de ses droits les plus fondamentaux.
Les annonces israéliennes concernant l’extension du contrôle militaire sur de nouvelles portions de la bande de Ghaza ne laissent guère de place au doute quant aux objectifs poursuivis. Derrière le discours sécuritaire invoqué à chaque nouvelle offensive se dessine une politique de fait accompli visant à remodeler durablement la réalité du territoire palestinien. Les bombardements incessants, les déplacements forcés de populations, les destructions massives d’infrastructures civiles et l’aggravation constante de la catastrophe humanitaire constituent les manifestations concrètes de cette stratégie.
Depuis des décennies, le peuple palestinien subit occupation, colonisation, confiscation de ses terres et violations répétées de ses droits nationaux. Pourtant, malgré l’accumulation des résolutions internationales, malgré les condamnations formulées dans les enceintes diplomatiques, aucune mesure effective n’est prise pour contraindre Israël à respecter le droit international.
Cette impunité n’est pas le fruit du hasard. Elle repose sur le soutien politique, diplomatique, financier et militaire dont bénéficie l’État israélien auprès des principales puissances occidentales. Chaque nouvelle attaque, chaque nouvelle destruction, chaque nouvelle victime civile révèle davantage l’écart abyssal qui existe entre les principes proclamés et les pratiques réelles de ceux qui prétendent défendre les droits humains à travers le monde.
Pendant que Ghaza saigne, les dirigeants occidentaux continuent d’invoquer le « droit à la sécurité » d’Israël tout en gardant un silence assourdissant face aux souffrances de millions de Palestiniens. Cette politique du deux poids deux mesures apparaît avec une clarté éclatante aux yeux des peuples du monde. Les principes du droit international semblent devenir variables selon l’identité des victimes et les intérêts géopolitiques en jeu.
Au Liban, les frappes israéliennes répétées alimentent également les risques d’un embrasement régional. Chaque attaque supplémentaire éloigne la perspective d’une désescalade et accroît les tensions dans une région déjà profondément marquée par des décennies de guerres, d’interventions étrangères et de crises successives.
Les négociations en cours entre Washington et Téhéran ne peuvent masquer cette réalité fondamentale : le Moyen-Orient demeure le théâtre d’affrontements où les intérêts stratégiques des grandes puissances continuent de peser lourdement sur le destin des peuples. Les calculs géopolitiques, les rivalités d’influence et les enjeux énergétiques prennent trop souvent le pas sur les aspirations légitimes des populations à vivre dans la paix, la dignité et la souveraineté.
Face à cette situation, les peuples du monde ont le devoir moral et politique de refuser l’indifférence. Les mobilisations qui se développent sur plusieurs continents témoignent d’une solidarité grandissante avec la cause palestinienne. Elles expriment le rejet de l’occupation, de la colonisation et des politiques de force qui entretiennent un cycle sans fin de violence et d’injustice.
L’histoire a montré que les peuples ne renoncent jamais durablement à leurs droits. Malgré les épreuves, malgré les destructions et malgré les tentatives d’effacement de leur mémoire nationale, les Palestiniens continuent de défendre leur droit inaliénable à la liberté, à l’autodétermination et à l’existence d’un État souverain sur leur terre.
Dans cette bataille pour la justice et la dignité, la solidarité internationale demeure plus que jamais nécessaire. Car ce qui est en jeu aujourd’hui à Ghaza dépasse les seules frontières de la Palestine.
Plus que jamais, il est nécessaire d’exiger la fin des massacres, l’arrêt des opérations militaires contre les populations civiles, la protection effective du peuple palestinien et la reconnaissance de ses droits nationaux. Aucune paix véritable ne pourra être construite sur les ruines de Ghaza ni sur la négation des droits d’un peuple. La paix exige la justice. Et la justice commence par la fin de l’impunité.
MEHDI RAH
Alger républicain