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IL FAUT STOPPER LE BRAS ARMÉ DES PUISSANCES IMPÉRIALISTES (USA / UE), PRINCIPAUX RESPONSABLES DU MARTYRE DU PEUPLE PALESTINIEN
jeudi 11 décembre 2025, par
L’histoire de la Palestine, depuis la Nakba de 1948 jusqu’à la tragédie de Ghaza aujourd’hui, n’est pas seulement celle d’un peuple opprimé par une machine de guerre coloniale. C’est aussi et surtout l’histoire d’un ordre impérialiste qui s’est imposé au Proche-Orient en remodelant les frontières, en divisant les peuples et en soutenant, sans relâche, une entité coloniale dont la fonction est de servir les intérêts stratégiques des puissances occidentales.
De 1947 à 2025, l’injustice n’a pas cessé ; elle s’est approfondie. Et si Ghaza agonise aujourd’hui sous les bombes, c’est parce que les États-Unis et l’Union européenne continuent d’armer, de financer et de protéger diplomatiquement l’État israélien, sans lequel cette catastrophe humanitaire n’aurait pas pu se produire.
Tout commence réellement en 1947, lorsque l’Assemblée générale de l’ONU adopte la résolution 181. Cet acte fut présenté comme une tentative de “solution” alors qu’il constituait, en réalité, un arrachement violent : plus de la moitié du territoire de la Palestine historique était attribué à une population récemment immigrée, la continuité territoriale palestinienne était brisée et les conditions étaient créées pour l’expulsion de plus de 700 000 Palestiniens en 1948.
La Nakba ne fut pas un “accident historique”, mais le résultat d’un projet politique mûri par les puissances coloniales dans la continuité du partage impérial du monde arabe initié par les accords Sykes–Picot. Il est impossible de comprendre Ghaza 2025 sans revenir à cette première violence fondatrice.
Depuis 2006, Ghaza subit un blocus complet, unique au monde par son ampleur et sa durée.
L’enclave est régulièrement décrite comme “la plus grande prison à ciel ouvert de la planète”, où deux millions de personnes sont confinées, dépendantes à 100 % de leurs geôliers pour l’eau, l’électricité, les médicaments et même la nourriture.
Les attaques successives depuis 2008 ne sont pas des “guerres”, mais des campagnes militaires asymétriques destinées à : détruire les infrastructures civiles, briser toute capacité de résistance, maintenir la population dans une situation de fragilité permanente et empêcher l’émergence d’un État palestinien viable.
En 2025, l’agression atteint un niveau sans précédent : près de 80 000 morts, majoritairement des civils, un système de santé anéanti, des universités rasées, des quartiers entiers disparus sous les bombes.
Aucune analyse sérieuse ne peut isoler Israël de ses parrains occidentaux.
1. Soutien militaire illimité : Les États-Unis fournissent les avions, les missiles, les bombes à fragmentation et les systèmes d’armement de haute précision.
L’Union européenne, quant à elle, participe à la chaîne industrielle de fabrication et autorise à flux continu les exportations d’armes et de technologies de surveillance.
2. Soutien diplomatique inconditionnel à l’ONU : les États-Unis opposent leur veto à toute résolution exigeant : un cessez-le-feu, la protection des civils et la création d’un État palestinien. Sans ce bouclier diplomatique, Israël serait contraint de se conformer au droit international.
3. Soutien idéologique et médiatique : Le discours occidental présente la colonisation comme une “défense légitime”, invisibilise les victimes palestiniennes et banalise la violence structurelle.
Le résultat est clair : sans les États-Unis et l’UE, la machine génocidaire israélienne s’effondrerait en quelques semaines.
L’agression contre la Palestine n’est pas un acte isolé : elle s’inscrit dans une stratégie impérialiste visant à : contrôler les routes énergétiques, affaiblir les pays arabes souverainistes, imposer un rapport de forces favorable aux intérêts américains et maintenir un climat d’instabilité profitable à l’industrie de l’armement.
Israël est, dans cette logique, un État-poste avancé chargé de garantir ces intérêts.
Il n’agit pas pour lui-même : il agit au sein d’un système dont Washington est le chef d’orchestre.
Les cessez-le-feu annoncés par certains gouvernements occidentaux ne sont que des mises en scène. Pendant ces “trêves”, les bombardements se poursuivent, les morts s’ajoutent, les destructions continuent.
Les propositions de “forces internationales”, soutenues par des monarchies arabes complices, n’ont qu’un objectif : neutraliser la résistance, maintenir la tutelle étrangère et rendre durable le statu quo colonial. Le peuple palestinien n’a besoin ni de supervision ni de tutelle : il a besoin de liberté.
Malgré les pertes immenses, malgré la destruction de son territoire, malgré l’acharnement médiatique et diplomatique, la résistance palestinienne est toujours debout.
Elle porte une aspiration simple : vivre libre sur sa terre.
Aujourd’hui, une écrasante majorité de pays reconnaissent l’État palestinien, preuve que le discours impérialiste perd du terrain, malgré son arsenal politique, médiatique et militaire.
La cause palestinienne est une cause universelle.
C’est : le combat d’un peuple contre le colonialisme, le combat des opprimés contre l’impérialisme et le combat des classes populaires contre l’ordre mondial du capital.
Elle rappelle que les puissances impérialistes ne défendent ni la démocratie, ni le droit international, ni la paix : elles défendent leurs intérêts économiques, militaires et géopolitiques.
Gloire au vaillant peuple palestinien !
À bas l’impérialisme et toutes les dominations !
Vive la Palestine libre, souveraine et unie !
LIES SAHOURA
Alger républicain