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Plateforme de revendications des travailleurs du complexe sidérurgique d’Annaba

mardi 11 juin 2013

Dans un flash syndical (N°4) transmis à notre rédaction, hier, le syndicat ArcelorMittal Annaba (AMA) mené par son secrétaire général, Tahar Chaouch, sort ses griffes et soumet à la direction du complexe une plateforme de revendications qui servira de base aux futures négociations entre employeur et partenaire social.

Le document qui rappelle que les travailleurs de l’entreprise, au nombre de 5 400, se sont mobilisés durant les 4 premiers mois de l’année pour atteindre 55 000 tonnes de produits sidérurgiques ne comprennent pas la position de la direction qui refuse le dialogue confondant respect et sens de la responsabilité du syndicat et faiblesse, et exigent que leurs intérêts soient préservés.

Sur cette base, une plateforme de revendications a été transmise à la direction du complexe sidérurgique, plateforme qui a trait, entre autres, à l’augmentation du salaire de base de 30% à la révision à la hausse des primes et indemnités, à la mise en place d’un nouvel organigramme et à l’amélioration des conditions de travail.

En dehors de ces points qui seront soulevés lors des négociations, le secrétaire général du syndicat qui a répondu à nos questions nous a laissé entendre que si l’on pourrait plus ou moins s’entendre sur certaines revendications, il n’est pas question de céder d’un pouce concernant la réintégration des 11 syndicalistes et travailleurs injustement licenciés lors des événements de mai 2012 puisqu’ils ont été blanchis par la justice. Ces travailleurs licenciés sont soutenus par une pétition signée par 3 900 travailleurs du complexe.

« Reste le dossier cokerie, un dossier qui a été passé à la trappe par la direction qui, au départ, avait assuré le précédent syndicat, que celle-ci serait complètement rénovée ou carrément remplacée. Des années plus tard, on n’en parle même plus et les 36 ouvriers qui ont été dispatchés sur d’autres unités ont perdu beaucoup d’avantages liés à leurs postes d’origine en plus du fait que la cokerie met fin aux importations à partir des autres sites du groupe et donc moins de dépenses en devises fortes »

, nous a déclaré hier M. Tahar Chaouche.

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in La Tribune du 10 juin 2013

par Mohamed Rahmani