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Venezuela : l’impérialisme US foule aux pieds le droit des peuples

mercredi 7 janvier 2026, par Alger republicain

L’agression militaire déclenchée par les États-Unis contre Le Venezuela, marquée par des bombardements visant Caracas et d’autres villes du pays, suivie de l’enlèvement du président Nicolás Maduro, constitue une provocation d’une gravité extrême. Cet acte de guerre caractérisé s’inscrit dans la continuité d’une politique impérialiste de longue date, faite de sanctions, de blocus et de menaces militaires, visant à soumettre un peuple qui refuse de renoncer à sa souveraineté et à son droit de choisir sa voie de développement.

Derrière les discours hypocrites sur la « démocratie » et la « sécurité », l’administration américaine dévoile une fois encore le vrai visage de sa politique étrangère : celui de la violence, de la coercition et du mépris du droit international. Les frappes aériennes, les opérations clandestines et l’atteinte directe à la souveraineté d’un État membre des Nations Unies réduisent à néant toute prétention de Washington à incarner la paix ou la stabilité mondiale.
La militarisation croissante des Caraïbes, observée depuis des mois, n’était pas fortuite. Elle préparait cette nouvelle offensive impérialiste dont les objectifs dépassent largement le seul Venezuela. Il s’agit d’un avertissement adressé à l’ensemble des peuples d’Amérique latine et des Caraïbes : toute tentative d’émancipation sociale, politique ou économique sera combattue par la force. Cuba, comme d’autres nations résistantes de la région, se trouve une fois encore dans la ligne de mire.
L’enlèvement du président vénézuélien renvoie aux heures les plus sombres de l’histoire latino-américaine, marquée par les coups d’État téléguidés, les dictatures militaires et les interventions étrangères destinées à installer des régimes soumis aux intérêts du capital international. Une fois de plus, les principes de souveraineté nationale et de non-ingérence sont sacrifiés sur l’autel des profits et de la domination géopolitique.
Les prétextes invoqués… lutte contre le narcotrafic ou contestation de la légitimité électorale ne trompent personne. Ils ont déjà servi, hier comme aujourd’hui, à justifier des interventions criminelles aux conséquences humaines dramatiques. La réalité est claire : le Venezuela possède d’immenses ressources naturelles, notamment énergétiques, qui attisent les convoitises dans un contexte de rivalités accrues entre grandes puissances, face à l’affirmation de la Chine et au retour de la Russie sur la scène internationale.
Cette agression s’inscrit dans une dynamique globale de militarisation du monde et de fuite en avant guerrière. À mesure que l’ordre international hérité de l’après-guerre se délite, l’impérialisme recourt de plus en plus ouvertement à la force pour préserver son hégémonie. La banalisation des interventions armées et des « frappes ciblées » menace la paix mondiale et expose les peuples à une instabilité durable.
Le silence, l’ambiguïté ou la complaisance de certaines capitales face à cette violation flagrante du droit international constituent une lourde responsabilité. En persistant dans des politiques de changement de régime et en refusant de condamner clairement l’agression, elles se rendent complices d’une dérive dangereuse pour l’ensemble des nations.
La question vénézuélienne dépasse ainsi le cadre national. Elle pose, avec force, celle du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, sans sanctions, sans blocus et sans interventions militaires étrangères. Défendre la souveraineté du Venezuela, c’est défendre le droit des peuples à choisir librement leur voie de développement, dans la dignité et l’indépendance.
Face à cette nouvelle escalade impérialiste, la mobilisation des forces progressistes, des travailleurs et des peuples du monde est plus que jamais nécessaire. Exiger la fin des agressions, le retrait des forces étrangères et le respect strict du droit international est une condition essentielle pour préserver la paix. Car tolérer aujourd’hui l’agression contre le Venezuela, c’est préparer les guerres de demain.
MEHDI RAH