Chronologie des faits et mouvements sociaux et politiques en Algérie 1830 – 1954 / 7

de Abderrahim Taleb Bendiab
mercredi 30 décembre 2009

- 1837-6 déc. Mascara est prise par les troupes du Général Clauzel. Elle est pillée et démantelée..

- 1844-10 sept. Traité de Tanger, la France exige du Maroc la neutralisation de l’Emir Abdelkader.

- 1844-1er oct. Ordonnance sur la propriété foncière dont les principales dispositions ont été les points suivants :

    • régulariser la situation résultant des transactions foncières.
    • supprimer l’inaliénabilité des biens habous.
    • Désormais c’est la loi française qui régit toutes les transactions entre européens et indigènes en matière immobilière.
    • Régler les formes d’expropriation pour cause d’utilité publique.
    • Tendre à reconnaitre et à augmenter le domaine de l’Etat et par conséquent à procurer des terres à la colonisation.

- 1844-4 oct. Arrêté portant création d’une Chambre de Commerce à Skikda.

- 1845-31 oct. Pour faire face au mouvement insurrectionnel le gouvernement français introduit le système de séquestre. Les faits qui y donnent lieu étaient limités à deux cas : 1/ actes d’hostilité soit contre les français soit contre les tribus soumises à la France. 2/ abandon pour passer à l’ennemi.

- 1860 -10. déc. Décret portant création du Conseil Supérieur du Gouvernement. Il est présidé par le Gouverneur Général et comprend 53 membres : 31 élus et 22 membres de droit. Cette composition en faisait une "chambre d’enregistrement" aux pouvoirs trop restreints.

- 1873-20 sept. Décret consacré à l’électorat et à l’éligibilité des négociants musulmans eux Chambres de Commerce.

- 1875-23 sept. Décret qui modifie l’application en Algérie de la loi du 10 août 1871 sur le composition du Conseil Général. Ce Conseil Général comprend deux catégories de membres.
-  Les citoyens français qui détiennent le 4/5ème ou le 5/6ème des sièges.
-  Les autres musulmans nommés d’abord parmi les prriétaires fonciers. Leur élection à partir de 1908 change tr7s peu la composition locale des Conseils Généraux (in Collot. Les institutions algériennes).

- 1884-29 déc. Institutionnalisation du monopole de pavillon.

- 1887-9 déc. Décret règlementant l’enseignement indigène. Les Algériens sont dans leur grande majorité refusent d’inscrire leurs enfants dans les écoles françaises. Ben Rahal un des notables de l’Algérie du siècle passé nous en donne les raisons : "En l’état actuel, l’Arabe d’Algérie peut subir l’instruction ; je dis SUBIR parce qu’il ne la demande pas ; il est même disposé, sauf quelques rares exceptions, à y voir une sorte de piège tendu à sa simplicité en vue de lui saisir sa nationalité et sa religion" (Ben Rahal. Etude sur l’application de l’instruction publique en pays arabe : in. Bulletin de la société de la géographie et d’archéologie de la Province d’Oran. 1887).

- 1892-18 oct. Décret règlementant l’enseignement indigène. L’obligation scolaire est restreinte aux garçons et à quelques localités.

- 1920-30 déc. Développement de l’insécurité à travers tout le pays. Le député Roux-Fressineng déclarait à la chambre des députés le 30 décembre 1920 : "Cela a commencé après l’armistice, lors de la démobilisation… Les attentats les plus divers et les plus graves, les agressions par bandes armées se sont succédés sans interruption dans les fermes, sur les chemins, sur les voies ferrées. Jamis on n’avait vu cela en Algérie".

- 1924 – novembre Création de l’Etoile Coloniale par le PCF. Plusieurs algériens suivent des cours donnés dans les écoles du PCF dont Messali Hadj.

- 1929- Décembre Un tract édité par la CGTU est distribué à Alger, Annaba, Bejaia, Batna à l’occasion des évènements de Palestine. Il se termine par les slogans suivants : "A bas le sionisme ! Vive l’indépendance des pays arabes opprimés !

- 1932-décembre La crise économique de 1929 atteint l’Algérie. "Dans les Médina, personne ne travaille : babouchiers, cordonniers, brodeurs, tous n’ont rien à faire , tous se promènent dans les rues offrant ainsi le triste spectacle du chômage et de ses tristes conséquences". (in Echo d’Oran).

- 1936-23 déc. Dépôt sur le bureau de l’Assemblée Nationale du projet : "Blum-Violette". Ce projet est combattu par la Fédération des Maires d’Algérie.

- 1937-30 nov. A Alger, grève des commerçants de la Casbah à l’appel du PPA pour protester contre les condamnations frappant les leaders du PPA et du Néo-Destour tunisien.

- 1938-27 nov. A Alger élections municipales, à titre algérien Boumendjel et et Mohamed Abbas, soutenus par le PPA, sont élus "La stérile lutte d’influence qui opposaient entre elles depuis des années les familles bourgeoises…fut mise pour la première fois en échec et balayée de la scène publique. Le peuple de la Casbah tourna le dos à la politique des "Grandes Familles".

- 1942-oct. Débarquement des Alliés sur les côtes d’Afrique du Nord.

- 1943-nov. Les syndicats CGT comptent plus de 73.000 adhérents à Constantine, 20.000 dans l’Oranie et 40.000 dans l’Algérois.

- 1944-27 nov. Série de décrets tendant à accélérer le développement de l’instruction en Algérie.

- 1944-2 déc. Deux militants du PPA qui tentaient d’acheter des armes auprès des militaires stationnés à Jijel sont arrêtés.

- 1946-10 nov. Elections des députés de l’Assemblée Nationale boycottées par l’UDMA. Le MTLD qui vient de se constituer en parti, se présente pour la première fois au élections. Il a cinq élus. Le PCA en a deux.

- 1947-29.30 déc. Congrès de l’Union des Syndicats confédérés du Constantinois. Les membres du bureau élu sont les suivants : Soler René. Brahimi Arezki. Fahem Mohamed. Noui Mouloud.

- 1950- nov.déc. Au cours des mois de novembre et décembre

- 1950 les dockers du port d’Alger ont observé 31 arrêts de travail.

Abderrahim Taleb Bendiab

à suivre