La police politique arrête Hamma Hammami porte parole du parti communiste des ouvriers de Tunisie (PCOT)

jeudi 13 janvier 2011

Hamma Hammami a été arrêté par la police politique qui a envahi son domicile ce matin. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de la mise en application des menaces proférées par Ben Ali dans son dernier discours. En effet, une vague d’arrestations s’en est suivie, dans différentes régions du pays, touchant des syndicalistes, des militants politiques et des jeunes, dont nombre de militants du PCOT et ses sympathisants.

Cette arrestation intervient au lendemain de l’appel adressé par le PCOT au peuple tunisien et ses forces démocratiques, les incitant à unir les rangs autour d’une alternative commune au régime despotique, appelant au « départ de Ben Ali, la dissolution des institutions fantoches du régime actuel et la mise en place d’un gouvernement national provisoire chargé d’organiser des élections libres et transparentes.

Ces élections permettront d’instaurer une constituante chargée de l’élaboration d’une nouvelle constitution, qui pose les jalons d’une République réellement démocratique, consacre la souveraineté du peuple, garantit le respect des droits humains, l’égalité et la dignité. Elle mettra en oeuvre une nouvelle politique économique et sociale, nationale et populaire. Celle-ci garantira aux enfants de notre peuple le travail et les ressources nécessaires pour une vie digne et mettra fin à la corruption, l’arbitraire et les disparités régionales ».

Le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie exige la libération immédiate de ses leaders Hamma Hammami et Ammar Amroussia, de ses militants ainsi que toutes les personnes arrêtées. Il tient les autorités pour responsables des éventuelles atteintes à leur intégrité physique.

Ces arrestations ne dissuaderont pas notre parti d’assumer toutes ses responsabilités envers notre peuple dans sa lutte contre la dictature.

Enfin, le Parti Communiste des ouvriers de Tunisie réitère son appel à unir les forces afin d’évincer Ben Ali et instaurer un régime démocratique au service des couches populaires.

Parti communiste des ouvriers de Tunisie

Tunis, 12 janvier 2011


Brèves

Nouvelle brève

mardi 13 octobre 2009

Tunis

Le 9 octobre, à 15h30 heure locale, un policier en civil se présente au domicile de Me Radhia Nasraoui, pour lui remettre une convocation pour 16h00, soit 30 minutes plus tard, aux locaux de la brigade de lutte anti- criminelle section d’Elgorjani. Me Nasraoui a refusé de recevoir cette convocation illégale, car ne mentionnant aucun motif.

A 17h15, le même agent revient,

Cette fois-ci pour remettre à Hamma Hammami une convocation pour 17h30 à la même section de la brigade de lutte anti-criminelle. Il a refusé la convocation car aucun motif n’y est inscrit.

Le but de ces convocations, était sans nul doute d’empêcher Hamma Hammami de se rendre à Paris le même soir. Il devait intervenir dans une conférence organisée par l’association sciences Po Monde Arabe et prévue pour le 10 octobre 2009, sur le thème de la situation politique et sociale en Tunisie à la veille des "élections" du 25 de ce mois d’octobre 2009.